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Ilve la Blonde
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Ilve la Blonde, Lucile Négel.
Épuisé.

Les fragments de manuscrits réunis ici, découverts lors des fouilles de Novotartochka (Zébrurie Orientale), posent un problème historique nouveau.
En effet, une partie des noms cités semble russe (Zlatov vient de zlato: "or" en vieux slave, i>Drévensk de drévo: "forêt", etc); le Var est le nom tatar du Dnièpr et l'Itil le nom arabe de la Volga; Maracande est l'antique Samarcande. Mais les autres noms de lieux sont inconnus par ailleurs, et il est impossible, malgré les recherches entreprises, de les situer avec plus de précision.
Il en est de même de l'époque décrite. On sait que l'histoire russe n'est connue qu'à partir du règne de Riourik au IXème siècle, par la chronique dite de Nestor, probablement rédigée au XIème siècle. Or, si le style de la chronique de Varlaam peut rappeler par instants celle de Nestor, et les hagiographies du monastère des Grottes de la même époque, et le dit d'Arguérove celui de l'Ost d'Igor, bien postérieur puisqu'il date du XIIIème siècle, ces manuscrits ne mentionnent aucun des personnages dont il est question ici.
On peut donc en conclure que le règne d'Ilve la blonde appartient au haut Moyen-Age, antérieurement au IXe siècle, mais sans qu'il soit possible de le dater avec plus d'exactitude. Cela n'est pas prouvé, mais on ne peut non plus démontrer le contraire.
Il ne reste plus qu'à souhaiter que d'autres découvertes, d'ailleurs bien hypothétiques, permettent de faire la lumière sur ces textes.

Extrait de la postface
ISBN-10 2-908254-02-6
ISBN-13 978-2-908254-02-0
13 x 20 cm. 120 p. Dos carré.
Collection Spiritus Mundi - ISSN 1151-7557.
©1989 Lucile Négel.
©1990 La Clef d'Argent pour la présente édition.
Illustration de couverture: ©1990 Philippe Dougnier.

Que n'ai-je pour la chanter la voix des brises et des tempêtes! Car en elle s'alliaient la douceur des lys et le fracas du tonnerre.
Car ses yeux de ciel et d'océan regardaient au delà de nous, des horizons que nous ne voyions pas, où les villes flottaient dans la brume et des empires s'écroulaient dans le mugissement des flammes.
Car son empire s'étendit sur des forêts et des déserts, des monts et des plaines, et sur le coeur des hommes et sur leurs rêves, qui bâtissent au delà de tout cela des cités merveilleuses faites de nuées et d'espoir.
Ainsi resplendit Ilve la blonde sur la terre sombre où les fleuves coulaient comme des larmes sur le visage d'Irdiriu.
Dit d'Arguérove
Ainsi rencontrais-je, par la malice du démon, cette femme qui fut, à cause du grand nombre de nos péchés, le malheur de la Zlatovie et le mien. Aujourd'hui que je suis près de la tombe, qu'elle et bien d'autres sont morts et que la poussière du temps a estompé jusqu'à leur souvenir, mon coeur frémit encore à la pensée de ce vase d'impiété, de luxure et de mensonge que fut Ilve.
Chronique de Varlaam
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