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Dossier de presse
 
Cette page contient notre dossier de presse pour l'année 2000.
Dossier de presse de l'année: 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018.

L'Annonce-Bouquins n°175, décembre 2000.
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France.

   Avons vu Espace et Temps dans l'oeuvre de Jules Verne, étude réalisée par Lionel Dupuy à partir de Voyage au centre de la Terre. Cette analyse du roman démontre qu'il s'agit là d'un voyage dans l'espace (les profondeurs du globe) et dans le temps (les peuples).

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La Mandragore Verte , octobre 2000.
21 rue Aristide Briand, 95240 Cormeilles-en-Parisis.

   Puisque nous sommes dans le domaine des revues, signalons les travaux de Philippe Gindre et de ses publications. Viennent de paraître à La Clef d'Argent une étude fort intéressante sur le Mythe de Cthulhu? sous la direction de S.T. Joshi, ainsi qu'un texte de Edgar Hoffmann Price, Le Seigneur de l'illusion qui se veut une suite du conte de H.P. Lovecraft La clef d'Argent et qui fut publiée dans Weird Tales sous le titre de A travers les portes de la Clef d'Argent après une révision, des ajouts et des notes du Maîtres de Providence. Si le Mythe de Cthulhu qui est le résultat de travaux de spécialistes américains de Lovecraft réunis lors de la Weird Fantasy Convention de Providence, est parfois un peu ardu et tourne en rond, sur ce qui englobe le mythe de Lovecraft et de ses écrits, des textes contestés d'autres auteurs ayant utilisé les idées, les personnages, les lieux décrits par Lovecraft, ou l'emprunt de Lovecraft à d'autres textes, et surtout de l'influence néfaste d'August Derleth dans l'héritage lovecraftien, le texte de Price et surtout les annotations du maître valent plus que le détour. Ainsi ce conseil «éviter un vocabulaire qui évoque la technologie ou la philosophie» ou encore «éviter, si possible, ce genre de dialectique intellectuelle» dont devraient prendre note bon nombre d'écrivains actuels qui oublient qu'un roman est avant tout une oeuvre de fiction qui doit subjuguer le lecteur par des actions, des scènes dans lesquelles l'aventure devrait être privilégiée.

Paul Maugendre

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Le Jeté du Matin n°6, septembre 2000.

   Les premiers pas de John Coolter et Isidore Quincampoix furent très discrets. Ces investigateurs de l'étrange apparaissent tout d'abord dans des extraits de romans fictifs, placés en exergue de la correspondance personnelle et farfelue de leurs géniteurs (respectivement Christian Hibon et Philippe Gindre). À l'époque, Gindre et Hibon viennent de lancer la toute jeune revue fantastique Le Codex Atlanticus, destinée à promouvoir selon sa devise le "fantastique fin de siècle(s) et les bizarreries contemporaines." Au fil de la correspondance, Coolter et Quincampoix prennent du corps et de l'esprit, ils aspirent à être lus par d'autres, et s'affranchissent de la correspondance pour venir coloniser les pages dudit Codex, apparaissant tantût dans l'édito, tantût dans certaines nouvelles. En 1996 un premier livre leur est entièrement consacré chez La Clef d'Argent, éditeur de la revue. Il contient vingt extraits de romans fictifs. Cet ouvrage sans prétention suscite des réactions positives de la part des lecteurs, certains demandant même à lire dans leur intégralité des oeuvres qui bien sîr n'ont jamais existé. Ce qui n'était qu'un jeu devient alors une affaire sérieuse. Une collection est lancée, dont le premier tome contiendra deux textes courts traitant de manière humoristique des thèmes fantastiques, à savoir celui, très classique, du double - Une rencontre - et celui, moins courant, de la maniaquerie bibliophile - Le Chromatomane. Viendront ensuite, de manière de plus en plus régulière, Albandon: voyage inquiétant mais drûle dans une ville au cadastre mystérieux, L'Affaire Bellocq: enquête mouvementée aux vagues relents de "Brigades du tigre" qui voit nos deux enquêteurs aux prises avec un triste sire semant derrière lui des bouts de son propre corps, puis, plus récemment, Correspondance: une aventure épistolaire en deux parties où Coolter et Quincampoix semblent confrontés à la survivance d'un culte impie qui se serait développé dès le Moyen Âge, à travers toute l'Europe. Des aventures loufoques, mystérieuses, rarement terrifiantes, au cours desquelles nos deux héros tout droit sortis des romans populaires du début du XXe siècle ont à résoudre des énigmes qui laisseraient penser à celles des X-Files, avec l'humour en plus, et davantage d'inspiration... Cette collection à l'histoire peu commune est plus qu'un hommage à une littérature que l'on pourrait dire passée de mode (le commentaire serait, du reste, un compliment puisque mode et créativité littéraire font rarement bon ménage...). En effet, le style de Hibon et l'humour de Gindre donnent un petit plus d'inventivité à des thèmes qui, au-delà des modes et des chapelles, seront encore au programme de nombreuses générations d'écrivains.

Roland Fuentes

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Salmigondis n°15, novembre 2000.
2 place de l'Abbaye, 39200 Saint-Claude, France.

   Le Codex Atlanticus n°9. Comme s'en étonne l'incontournable John Coolter dans l'édito scénarisé qui ouvre cette neuvième livraison, les nouvelles présentées "ressortissent d'un fantastique onirique, à la fois plus ténu et plus métaphorique". On ne cherchera pas d'actions-choc enchaînées a la vitesse de la lumière, ni non plus de passages inattendus vers des mondes étranges ou horrifiques. Ici la veine fantastique se distille au compte-goutte, sans heurts et sans accrocs. Elle n'en est que plus efficace. A coté des fictions courtes, étranges, d'Alain Roussel, Gilles Bailly, Christian Hibon, Alain Legrand, Dean Venetza et Pierre Vendrepote, la longue nouvelle (peut-être un peu trop longue) de Serge Berthet, qui met en scène les déambulations d'un promeneur dans une ville bizarrement décrite, est peut-être symptomatique de l'esprit de ce numéro. Fidèle à sa vocation, le Codex continue à promouvoir le fantastique dans tous ses états, et avec une égale rigueur dans le style.

Roland Fuentes

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Présences d'Esprits n°24, octobre 2000.

   Le Codex Atlanticus, pour son n° de décembre 1999, livre une nouvelle moisson de textes fantastiques choisis avec soin, pour faire un ensemble attrayant. On retient particulièrement «Le Voyageur fantastique» écrit en 1911 par Pierre Frondaie, et «Le Lys noir» de Léa Silhol. Le premier donne une nouvelle version du mythe de l'Atlantide alors que la seconde propose une figure différente des vampires et autres goules à travers l'image de la mort. Ces textes sont accompagnés de cinq autres nouvelles qui recèlent toutes un intérêt particulier telles: «L'Héritier» de Christian Hibon ou «Une Ombre encombrante» d'Alain Roussel. Il faut noter également la qualité remarquable de l'illustration, un choix digne d'«exégètes» du fantastique.

Serge Perraud

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L'Annonce-Bouquins n°173, octobre 2000.
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France.

   Avons lu les 2 tomes de Correspondance qui continuent de narrer les aventures policières teintées de surnaturel de John Coolter et Isidore Quincampoix, nos détectives de l'étrange (déjà 3 récits publiés et écrits par Christian Hibon & Philippe Gindre. Une série de mini-titres fignolés au format 10 x 15.

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Hématomes Crochus n°8, septembre 2000.
48 boulevard du Val Claret, 06600 Antibes, France.

   Après quelques années de sommeil, Le Codex Atlanticus n°9, superbe vitrine de La Clef d'Argent Éditeur, confirme sa reprise d'activité par une augmentation de sa périodicité, certes pas encore très régulière, mais le fascicule sort toujours aux équinoxes ou aux solstices, avec l'ambition d'atteindre une fréquence de parution trimestrielle, ce qui ne pourrait que ravir les amateurs de ce fantastique raffiné qui fait la réputation et l'image de marque de la revue. Une pléiade d'excellents auteurs tout à fait vivants côtoient à chaque livraison un auteur de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe tout ce qu'il y a de plus mort. À noter surtout: l'intéressant développement de la rubrique Nouveautés Inactuelles, dédiée aux critiques de revues. Et à visiter: le site internet de l'association, très développé et parfaitement dans l'esprit de la maison. On serait accro à moins... Le Mangeur de hachisch: La Clef d'Argent fait ici oeuvre louable de traduction, en proposant la création poétique d'un auteur américain surtout connu par les lecteurs français pour ses textes à vertu fantastique, contes et autres nouvelles. Il est d'ailleurs assez rare de croiser de la poésie fantastique, peuplée de dragons, de pentacles ou de monstres, pour s'y arrêter un instant et voir de quoi ça à l'air... La traversée vaut le détour, ne serait-ce que par curiosité, d'autant que le poème en question a eu en son temps l'auguste révérence de Lovecraft. Le Mangeur de hachisch, qui a plus valeur de symbole que de drogue à proprement parler, nous plonge dans la mythologie hallucinante d'un univers halluciné. Vraiment curieux. À découvrir... Albandon et L'Affaire Bellocq: Coolter et Quincampoix, les célèbres investigateurs métapsychiques de l'Institut d'Ethnocosmologie Appliquée de Dole, poursuivent leurs enquêtes selon des méthodes d'investigation rationnelles des phénomènes paranormaux liés aux diverses représentations cosmologiques humaines éprouvées, à travers deux nouvelles aventures: Albandon, la ville kabbalistique maudite à l'étrange population dont tous les membres sont nés le même jour sans parents, et dont sortent des mines désaffectées des rumeurs souterraines; et L'Affaire Bellocq, du nom d'un ancien ennemi des deux compères jurassiens, de retour cinq ans après sa mort par accident... Ces récits, basés sur le même principe que le fameux Poulpe, sont un régal pour les amateurs de fantastique léger (comprendre: non gore) mêlant des aventures qui tiennent en haleine et divertissements efficaces. Le ton est toujours très sympa, la narration alerte, les propos vifs, et le kitsch britannique de Coolter se marie plutôt bien avec l'humour franchouillard de Quincampoix. Bref, une réussite à encourager... et à lire!

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Verrières n°4, août 2000.
2 avenue Gaulard, 25000 Besançon, France.

   L'Affaire Bellocq: avoir les yeux vairons est pour un grand criminel un handicap tant cette particularité le rend reconnaissable. Heureusement pour Bellocq, celui-ci a par ailleurs pas mal d'atouts et entre autres, celui de posséder plusieurs corps, ce qui n'est pas le moindre avantage lors d'une cavale. Mais pourquoi donc les Bellocq ont-ils tous ainsi les yeux si reconnaissables? Tiens, la parascience semble elle aussi avoir encore des progrès à faire... Troisième parution de la collection Ténèbres & Cie, tout entière dévolue aux enquêtes de John Coolter et d'Isidore Quincampoix.
   Albandon: ce conte frénétique pour quabaliste endormi est un voyage dans une ville très peu touristique. "Il avait là un vide murant chaque pas, une mémoire pervertie par une nuit éternelle à voir ces bâtisses croulantes de suie, comme la trace d'une brûlure lointaine d'où aucun phénix, fût-il de pierre, ne renaîtrait apparemment." Deuxième aventure sous forme de livre de (petite) poche de Coolter et Quincampoix, enquêteurs au service de l'Institut d'Ethnocosmologie Appliquée de Dole.
   Le Codex Atlanticus n°9: Des textes écrits sous Onirine, à l'insu des auteurs, une drogue qui plonge le patient dans un état de sujétion prononcé, décuple ses capacités imaginatives en agissant notamment dans les zones associatives orbito-frontales et qui favorise la production métasémique... Ces cobayes se trouvent tout particulièrement disposés à produire des images métaphoriques inédites, des comparaisons inattendues, des rapprochements parfois à la limite de l'oxymore, mais toujours très pertinents...
   Le Mangeur de hachisch: "Comme je l'ai déjà dit, il n'y a pas d'autre auteur que vous qui semble avoir pleinement aperçu ces solitudes ténébreuses, ces gouffres incommensurables, ces pignons gris décapités, ces cadavres en poussière de cités oubliées, ces fleuves limoneux, stagnants, bordés de cyprès et ces jardins d'ailleurs, indéfinissables, dominés par l'antiquité, d'une étrange décrépitude, dont mes propres rêves ont été peuplés depuis ma plus tendre enfance. Je lis votre oeuvre comme le compte-rendu de ce qu'a vu le seul oeil humain qui ait vu les mêmes choses que moi sur des planètes lointaines." Ces mots sont de H.P Lovecraft et s'adressent à Clark Ashton Smith, auteur américain né en 1893 et mort en 1961, dont aucun ouvrage de poésie n'avait jusqu'alors été traduit en français à l'exception de l'intégrale des poèmes en prose, éditée en 1989 par les Éditions La Clef d'Argent et en passe d'être rééditée.

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L'Annonce-Bouquins n°172, septembre 2000.
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France.

   Avons vu le n°9 du Codex Atlanticus, cette revue consacrée aux textes courts de Fantastique. Ce n°9 en propose 7, écrits par des auteurs contemporains connus des amateurs (Gilles Bailly , Christian Hibon, Alain Legrand,...) et complète ses 50 pages A5 par des chroniques sur les revues de même genre. Avons vu les 2 petits ouvrages de qualité sur H.P. Lovecraft et ses amis. Ainsi, Le Seigneur de l'illusion de Edgar Hoffmann Price fut-il à l'origine d'un texte de Lovecraft (À travers les portes de la Clef d'Argent) et annoté par HPL à qui Price l'envoya. Vous en avez donc ici la primeur en français! De son côté, S.T.Joshi, grand spécialiste américain de HPL, offre une copieuse étude intitulée Qu'est-ce que le mythe de Cthulhu?, essai qui démontre que Cthulhu n'est pas que littérature de fiction.

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Le Monde des Poches, 14 juillet 2000.

   [...] Il faut compter aussi avec les productions semi-professionnelles qui sont parfois très remarquables. [...] Ainsi Le Codex Atlanticus de Philippe Gindre, qui vient de publier son n°9 avec son lot habituel de textes inclassables, mais aussi deux hors séries du plus haut intérêt lovecraftien: Qu'est-ce que le mythe de Cthulhu?, sous la direction de S.T. Joshi, et Le Seigneur de l'illusion, une nouvelle d'Edgar Hoffmann Price, écrite pour faire suite à «La Clef d'argent» de Lovecraft. Si l'on en juge par le nombre et la qualité des revues qui s'en réclament, les littératures de l'imaginaire se portent bien.

Jacques Baudou

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Khimaira n°6, avril 2000.
56a Cinquant, B-7890 Ellezelles, Belgique.

   Le Mangeur de hachisch, Clark Ashton Smith. Pénétrer dans l'univers poétique d'un maître du fantastique c'est comme entrer dans un tableau décrivant l'Enfer! Magnifiquement traduit par Philippe Gindre, la poésie de «KarkashTon» comme aimait à l'appeler Lovecraft se présente comme une torture à nos esprits rationnels. Un gouffre s'ouvre à nos yeux dès les premières lignes, la suite n'est que chute... À commander au plus vite (il n'est tiré qu'à 500 exemplaires!).

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Khimaira n°6, avril 2000
56a Cinquant, B-7890 Ellezelles, Belgique.

   La Clef d'Argent est une association qui a pour occupation première l'édition de textes fantastiques anciens ou plus récents. Sa dernière publication est Le Mangeur de hachisch de Clark Ashton Smith, grand ami de Lovecraft. La Clef d'Argent publie également la magnifique revue Codex Atlanticus. Pour toute information, leur site remarquable du point de vue de sa clarté et de son système de navigation vous attend sur www.clef-argent.org. Un seul regret: peu d'illustrations sur les différentes pages. Pourtant un de ses fondateurs est un peintre de l'étrange!

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L'Annonce-Bouquins n°169, mai 2000.
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France.

   Les petits fascicules édités par La Clef d'Argent sous la houlette de Philippe Gindre, lequel publie également le Codex Atlanticus, ne manquent pas d'intérêt et varient les genres, les auteurs, par un heureux mariage de l'ancien et du moderne. Le fantastique y est traité sous le mode humoristique, parfois à la limite de la parodie, avec un regard non dénué de tendresse vers les maîtres du genre, dans le genre détectives de l'impossible. Mais le petit dernier en date est dû à un auteur dont tout un pan de la production est méconnu: Clark Ashton Smith. Le Mangeur de hachisch ou l'Apocalypse du mal est, de l'avis même de H.P. Lovecraft, "La vision exotique de M. Smith [est] sans doute tout entière résumée dans la longue et fantomatique procession de pentamètres non rimés. Dans cette descente effrénée au sein de gouffres de terreur interstellaire sans nom, le poète californien présente un spectacle grandiose et enivrant de vermillon vénéneux et d'ombres paralysantes dont le contenu n'a d'égal que le support verbal". [...]. Et en prime je vous annonce la publication du Codex Atlanticus N°8 avec ses révélations d'auteurs, des habitués et un revenant sorti des oubliettes grâce à la sagacité de Philippe Gindre: Pierre Frondaie. Un heureux éclectisme de nouvellistes oeuvrant dans le genre fantastique de bon ton, puisque le sensationnel, l'horreur accrocheur et le gore cèdent le pas à des textes tout en finesse. Sans oublier les échos et les "nouveautés inactuelles", c'est à dire la présentation de revues dignes d'être connues. Si le Codex Atlanticus n'existait pas, il faudrait l'inventer.

Paul Maugendre

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L'Annonce-Bouquins n°168, avril 2000
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France

   Avons vu un poème fantastique de Clark Ashton Smith intitulé Le Mangeur de hachisch et contant les tribulations ésotériques d'un rêveur que la drogue entraîne aux confins de la réalité et jusqu'à la rencontre et à l'affrontement avec des forces démoniaques... Cette plaquette de 24 pages est, pour la première fois, la traduction intégrale du texte de C.A. Smith et elle est redevable à La Clef d'Argent.

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La Vache qui Lit n°20, 1er trim. 2000.

   Le plaisir de la lecture est souvent annihilé par le prix des ouvrages neufs, et le lecteur boulimique se retourne vers les bouquinistes qui se sentent obligés de hausser les tarifs vu la demande. Dans les années 30 à 50 il existait bon nombre de maison d'éditions qui publiaient de petits fascicules imprimés sur du mauvais papier mais souvent les textes étaient de qualité et invitaient au voyage imaginaire. Dans le même esprit saluons la courageuse entreprise de Philippe Gindre et de ses amis qui publient de petits fascicules qui nous ramènent à ce bon temps de la lecture peu onéreuse. De même format, avec une couverture noir et blanc dont le style rappelle celui des brochures évoquées, sur papier de bonne qualité, et qui peut-être seront recherchés dans quelques années, ces livrets renouent avec un fantastique fin de siècle de bon aloi [...]. John Coolter et Isidore Quincampoix, de l'Institut d'Ethnocosmologie Appliquée, sont les héros récurrents de ses aventures atypiques, dont les thèmes se situent vaguement entre Maurice Renard et Jean Ray, avec toutefois ce petit quelque chose qui les démarque et en font des oeuvres originales. Isidore Quincampoix a élu dans une ville nommée Albandon, ville qui ne merite aucune description. "La noirceur de l'ancien pays minier a recouvert la moindre brique, et dépossédé ses habitants de toute histoire". John venu le rejoindre ne découvre qu'une ville nulle "opiniâtrement silencieuse et déserte". Une ville maudite, étrange, dont les habitants ont tous le même âge, où des rumeurs souterraines empoisonnent l'atmosphère, où le cafetier est également épicier, car en vertu de ses quatre mains il peut servir deux clients à la fois. Ce n'est point dévoiler l'intrigue que de vous dire qu'il/ils est/sont siamois, accolés par le côté et ressemblent dans la pénombre à une araignée géante. Tout autant bizarre et loufoque l'autre aventure proposée sous le nom de L'Affaire Bellocq, qui met aux prises les deux amis avec le célèbre professeur Bellocq, lequel est sensé être inhumé depuis des années. Pourtant le doigt hérité par l'institut Médico-légal désigne son propriétaire comme étant le fameux repris de justice insaisissable. Une folle course poursuite va conduire les deux détectives de l'étrange sur les traces du monstre, mais est-ce bien lui qui sème comme le Petit Poucet des morceaux d'une anatomie dont il n'a que faire? Réjouissant et complètement abracadabrant, mais c'est justement ce non sens cher aux Britanniques qui fait le charme de ces petits romans.

Paul Maugendre

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Écrire & Éditer n°26, mars 2000
BP 17, 94404 Vitry Cedex, France.

   Le charme vénéneux du Codex: Le Codex Atlanticus distille un fantastique racé, influencé sur le plan esthétique par la littérature de la fin du XIXe et du début du XXe s. Agréablement maquetté et illustré, il ne cesse d'affirmer sa spécificité au sein d'une production tiraillée entre mercantilisme et actualité. Son huitième numéro s'ouvre sur «Le Voyageur Fantastique» (1911) de Pierre Frondaie, un auteur oublié qu'Éric Dussert nous présente en détail, et propose des fictions contemporaines assez plaisantes liées par une identique passion de l'étrange. On notera la présence parmi les collaborateurs de la vampirologue Léa Silhol, fondatrice des éditions de l'Oxymore.

Sébastien Cixous

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Rose Noire n°6, mars 2000
128 cours Victor Hugo, 33000 Bordeaux, France

   Ça ne chôme pas du côté de La Clef d'Argent, maison d'édition consacrée au fantastique sous ses formes les plus «nobles», avec pour cette année une belle série de publications. Commençons par leur revue, le Codex Atlanticus, qui passe et se maintient à un rythme plus soutenu de deux numéros par an (mazette, ils ont de l'énergie ces gars-là!). Les opus 6 et 7 ont donc vu le jour depuis notre précédente chronique; plus léger, mais toujours d'une même qualité, le contenu reste fidèle à lui-même (nouvelles anciennes ou récentes, mais toujours un peu désuètes et insolites; j'avouerais pour ma part avoir été un peu déçu par le n°6, moins «vieillot» que ses prédécesseurs, mais je m'incline sans commentaires devant le n°7). En plus de cela, Le Gurzil, étude zoologique jouissive d'un animal étonnant du même nom, a vu le jour dans la même maison; un excellent ouvrage que je conseille tout particulièrement aux personnes rompues aux articles scientifiques qui apprécieront tout particulièrement. Et pour finir vous pourrez retrouver les aventures de vos deux détectives de l'étrange favoris, Coolter et Quincampoix, dans les épisodes de la collection Ténèbres & Cie: des petits livrets présentant les aventures des héros susnommés, investigateurs à l'Institut d'Ethnocosmologie Appliquée.

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Hématomes Crochus n°7, mars 2000
278 avenue de Fabron, Villa Plein Vent, 06200 Nice, France.

   On ne change pas une équipe qui gagne. Le Codex Atlanticus est toujours aussi beau, petit objet précieux publiant des nouvelles et de courts récits selon un courant d'influences de fantastique fin XIXe début XXe. Des proses classiques bien léchées au service d'histoires délicieusement épouvantables, dans une observance plus ou moins stricte des modèles symbolistes, plus par goût d'ailleurs que pour faire école. Coolter et Quincampoix sont évidemment au rendez-vous; un rendez-vous qui désormais a une fréquence de parution fixe, à savoir semestrielle: Le Codex Atlanticus est à ce propos «la seule revue de littérature fantastique à paraître aux solstices»... À également mettre au crédit de ses animateurs: l'introduction d'infos succinctes sur des éditeurs et des revues de fantastique, les portraits d'auteurs jamais dénués d'humour, et une baisse du prix à l'exemplaire passant de 35FF à 32,80FF. Bref, une installation accrue dans le paysage revuistique francophone pour le plus grand plaisir des anticomanes de l'écrit...

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L'Annonce-Bouquins n°167, mars 2000
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France

   Avons vu les deux nouveaux micro-romans d'enquêtes de La Clef d'Argent avec les héros Coolter et Quincampoix. Au format 10 x 14,5 cm pour 48 pages, ces livrets conçus avec soin narrent les aventures de ces investigateurs métapsychiques, d'abord à Albandon (titre du n°2) la ville maudite puis dans L'Affaire Bellocq (n°3), du nom de leur ennemi et savant diabolique. Un bel exemple de ce que la taille n'a rien à voir avec la qualité!

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Hématomes Crochus n°7, mars 2000
278 avenue de Fabron, Villa Plein Vent, 06200 Nice, France.

   Une Rencontre: les fidèles de la revue Le Codex Atlanticus ont l'habitude de les croiser à chaque numéro... Désormais, les accrocs de leurs sympathiques enquêtes pourront les suivre, un volume après l'autre d'une série qui s'annonce prolifique, grâce à la collection Ténèbres & Cie exclusivement consacrée à John Coolter et Isidore Quincampoix, le nouveau duo de la littérature fantastique, mais le seul duo d'investigateurs métaphysiques de l'I.E.A. (Institut d'Ethnocosmologie Appliquée de Dole, Jura).
Du mystère, du danger, du surnaturel, de l'effroi, annonce l'éditeur!
Les aventures de Coolter et Quincampoix, au demeurant fort agréables à suivre, fleurent bon le fantastique fin de XIXe, plutôt axé sur le paranormal (que nos deux héros se font un devoir s'élucider avec la logique implacable de l'un et le flegme de l'autre) que sur la science-fiction futuriste. On ne peut que regretter que le premier volume soit si mince: trois ou quatre aventures auraient mieux étoffé l'opus et d'autant justifié les deux euros qu'il coûte. Nonobstant, l'humour ludique de Coolter et Quincampoix achève de séduire, et l'on sort de bien bonne humeur, un sourire aux lèvres, d'avoir lu ces quelques pages...

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Le Monde des Poches, 4 février 2000

   Non content d'avoir publié un nouveau numéro de la revue de littérature fantastique Le Codex Atlanticus qui contient entre autres une nouvelle étonnante de Pierre Frondaie -- oui, l'auteur de L'Homme à l'Hispano -- intitulée «Le Voyageur fantastique», ressuscitée grâce aux bons soins d'Éric Dussert, La Clef d'Argent vient d'éditer deux courts romans dans un format et une présentation qui rend hommage aux collections de fascicules de petite librairie de l'éditeur populaire Ferenczi. Tous deux ont pour héros Isidore Quincampoix et John Coolter, de l'Institut d'Ethnocosmologie Appliquée de Dole. Le premier, intitulé Albandon, est l'oeuvre de Christian Hibon et relève d'un fantastique onirique teinté d'ésotérisme. L'auteur y explore une ville étrange et brosse quelques tableaux très insolites, tel celui du café-épicerie si bizarrement fréquenté. Le second, L'Affaire Bellocq, dû à Philippe Gindre, annonce la couleur dans son sous-titre, «Le Mystère de l'Homme-Puzzle»: on est ici en présence d'une histoire de savant fou dans la grande tradition du roman populaire.

Jacques Baudou

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L'Annonce-Bouquins n°166, février 2000
121 avenue Pompidou, 33500 Libourne, France

   Avons lu le Codex Atlanticus n°8 revue de la littérature fantastique mêlant avec bonheur les textes anciens (ici Pierre Frondaie et une nouvelle datant de 1911) et les modernes (6, par Ch. Hibon, A. Roussel, R. Fuentes,...). Et, en complément, le Codex effectue un petit panorama des revues s'intéressant au Fantastique. 52 pages fignolées.

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Le saviez-vous? Vous pouvez télécharger librement les versions pdf des recueils d'Édouard Ganche, Le Livre de la Mort et L'Ordre de la Mort.

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